Un arrêté du Journal officiel publié le 26 décembre dernier confirme que les hommes homosexuels n’auront plus à se soumettre à une période d’abstinence sexuelle d’un an avant de donner leur sang mais de quatre mois, constituant ainsi une “première étape” vers un alignement des conditions du don pour ces personnes.
Sommaire
- Une décision qui “s’appuie sur des éléments scientifiques”
- Mettre fin à une discrimination d’ici 2022
L’évolution des conditions qui permettent aux hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH) de
donner leur sang souhaitée par la ministre de la Santé Agnès Buzyn a finalement été actée : le 26 décembre dernier, un arrêté du
Journal officiel a confirmé la réduction de la période d’abstinence imposée à cette population, passant d’un an à quatre mois. Une décision qui entrera en vigueur le 2 avril 2020.
Une décision qui “s’appuie sur des éléments scientifiques”Un communiqué de la ministre publié en juillet dernier expliquait que celle-ci prendrait effet à partir du 1er février 2020, mais “elle a finalement été décalée au 2 avril, notamment en raison du délai nécessaire pour imprimer la nouvelle version du questionnaire que doivent remplir tous les candidats au don, a expliqué la Direction générale de la santé (DGS), qui dépend du ministère”, rapporte l’AFP.“Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’évaluation régulière des critères de sélection des donneurs. Elle s’appuie sur des éléments scientifiques, objectifs et indépendants”, souligne Agnès Buzyn. Mettre fin à une discrimination d’ici 2022Ce n’est qu’en 2016 que les hommes homosexuels ont obtenu le droit de donner leur sang, à condition de respecter une période d’abstinence sexuelle d’un an en raison des risques de
transmission du VIH. Des critères jugés discriminatoires par les associations LGBTQI+, d’autant que “la surveillance épidémiologique des donneurs de sang a montré que l’ouverture du don du sang aux HSH n’avait pas eu d’impact sur le risque résiduel de transmission du VIH par les produits sanguins, déjà très faible”, souligne la ministre de la Santé.En juillet dernier, l’Association française des hémophiles (AFH) et AIDES avaient expliqué “prendre acte” de la décision de réduction du délai d’abstinence, rappelant que “le don du sang n’est pas un droit et qu’il n’a pas à répondre à une demande sociale des donneurs mais aux besoins des receveurs. C’est cette logique et elle seule qui doit être préservée pour garantir la sécurité du système transfusionnel.”Agnès Buzyn ajoute que cette décision “est une première étape, la cible fixée étant l’alignement à terme des critères pour tous les donneurs, la disparition de la référence à l’orientation sexuelle au profit de la recherche d’un comportement individuel à risque”. Un objectif fixé pour 2022.Click Here: collingwood magpies 2019 training guernsey