Une nouvelle étude américaine montre que chez les jeunes enfants qui passent beaucoup de temps devant les écrans, la substance blanche est altérée, partie du cerveau jouant un rôle dans le développement du langage et autres compétences linguistiques.
Sommaire
- Des compétences linguistiques moindres
- Comprendre les effets des écrans sur le cerveau pour “fixer des limites saines”
Encore une fois,
les écrans sont pointés du doigt pour leurs effets néfastes : dans une étude parue le 4 novembre dernier dans la très sérieuse revue médicale JAMA Pediatrics, des chercheurs américains ont montré que plus les jeunes enfants passent du temps devant les écrans, plus leur cerveau subit des modifications ayant des répercussions importantes sur l’apprentissage du langage notamment.
Des compétences linguistiques moindresPour parvenir à ce constat, les scientifiques ont évalué le temps que passaient 47 enfants âgés entre 3 et 5 ans devant les écrans entre août 2017 et novembre 2018, en prenant en compte les critères suivants : l’accès aux écrans, la fréquence d’utilisation, le type de contenu visionné et si le temps de visionnage était partagé avec les parents ou non. Les jeunes participants ont également été soumis à des tests cognitifs puis à une IRM de diffusion, un examen permettant d’estimer l’intégrité de la substance blanche, partie du cerveau impliquée dans l’acquisition du langage. Au final, il a pu être observé que les plus gros amateurs d’écrans avait une substance blanche altérée, ce qui se traduisait notamment par un moindre langage expressif, une moindre capacité à nommer les objets rapidement (vitesse de traitement) et de moindres compétences linguistiques en général.Comprendre les effets des écrans sur le cerveau pour “fixer des limites saines”Si les chercheurs n’ont fait que pointer une association et non une relation de cause à effet, ils affirment que cette étude “souligne la nécessité de comprendre les effets du temps d’écran sur le cerveau, en particulier pendant les phases de développement dynamique lors de la petite enfance, de manière à ce que les commerçants, les politiques et les parents puissent fixer des limites saines”.